Lévriers Galgos, pauvres martyrs espagnols

Publié le par SPA Tourcoing

L'Espagne ne brille décidément pas par sa sensibilité à l'égard de la cause animale.
La tauromachie et son cortège de souffrances est déjà le triste reflet d’un sadisme élevé au  rang d’art en ce pays dit civilisé. La chasse au lévrier Galgo et ses pratiques cruelles est une autre de ces barbaries tolérées.

Dernier pays européen à autoriser la chasse avec des lévriers, l’Espagne ne leur réserve souvent que la tragique perspective d’une fin de vie extrêmement violente sous couvert de tradition.

Où l’orgueil du chasseur mécontent de sa performance domine, le chien paye le prix fort de sa fierté mal placée. Rendu responsable du déshonneur de son ignoble propriétaire, le pauvre animal subit alors les pires atrocités pour laver l’affront par le sang. Et la peine doit être à la hauteur de la honte subie. Les malheureuses victimes sont donc sacrifiées et meurent à l’issue d’une atroce agonie : pendus avec appui suffisant des pattes arrières au sol pour résister le plus longtemps possible à l’étranglement fatal, jetés vivant au fond d’un puits, amputés, éborgnés, traînés à mort derrière une voiture, vendus comme appâts de pêche, cibles vivantes de tir, abandonnés membres brisés sur le lieu de chasse pour qu’ils ne puissent pas suivre leur tortionnaire,….

50 000 lévriers Galgos suppliciés meurent chaque année dans ces conditions et seuls quelques rescapés peuvent être recueillis, soignés et proposés à l’adoption par les associations locales qui réclament par ailleurs un statut pour ces chiens lamentablement utilisés et sacrifiés comme outils de chasse.

Comme pour la corrida, de plus en plus d’espagnols s’insurgent contre ces traditions moyenâgeuses et réclament des sanctions contre les galgueros qui maltraitent leurs chiens.

En France, quelques associations accueillent des lévriers Galgos provenant de refuges espagnols et tentent de sensibiliser à ces pratiques malheureusement méconnues car peu médiatisées.

En espérant que les mentalités évoluent pour que prennent fin ces massacres impunis…