Delphinariums - Quelques vérités bonnes à dire

Publié le par SPA Tourcoing

Le siècle dernier a vu le progrès décupler dans bien des domaines et la capacité de l’homme à se surpasser ne peut que susciter adhésion et admiration. Cependant, force est de constater que certaines aberrations persistent sans remise en question et peuvent légitimement ébranler notre foi en l’humanité. Parmi elles, les delphinariums, marinelands et autres zoos marins.

Quelques chiffres 
L’Europe compte une soixantaine de ces établissements qui regroupent environ 250 cétacés. 35 animaux sont captifs en France au Marineland d’Antibes (06), au Parc Astérix (60) et au parc Planète Sauvage (44).

Des faits
Quiconque assiste  à un spectacle de dauphins devrait avoir conscience que :

Les dauphins captifs sont asservis par la nourriture
Ils ne font le show que pour obtenir à manger et non pour le plaisir de nous divertir. Vous ne verrez jamais un dresseur faire exécuter un tour sans son seau de poissons à la main. Les rations sont limitées afin que, poussés par la faim, les dauphins répètent les gestes attendus en échange de nourriture.

La captivité est contre nature pour ces animaux sauvages par essence
Libres, les dauphins parcourent plusieurs centaines de kilomètres par jour et chassent pour se nourrir. En delphinarium, ils sont enfermés dans des bassins inadaptés, dressés et ils mangent du poisson mort. Certains d'entre eux, rendus fous par l’enfermement, se claquent la tête contre les parois ou se jettent hors de leur bassin, parfois dans la foule qui les regarde.

L’espérance de vie d’un dauphin captif est largement réduite
Un dauphin sauvage vit entre 40 et 50 ans contre moins de la moitié en captivité. Le stress, les maladies de peau dues à l’eau chlorée, l’automutilation, voire le suicide tel qu’en témoigne Richard O'Barry (dresseur repenti de Flipper) sont autant de causes de mortalité précoce.

Les delphinariums sont peuplés de dauphins capturés en milieu sauvage
La reproduction en captivité est difficile (comme en atteste cet article paru dans le journal Actualité Belgique en novembre dernier), ce qui conduit à la capture en milieu naturel. La violence, le stress et le confinement provoquent d’importants traumatismes. Sans oublier la soustraction au groupe qui est vécue comme un déchirement pour ces animaux hyper sociaux et fondamentalement communautaires.

Les animaux capturés sont mélangés entre eux
Ils proviennent de lieux différents et ont été extraits de communautés soudées. Ils se retrouvent parqués, éloignés de leurs proches et déstabilisés par leur introduction au sein d’un groupe inconnu.

Des massacres de dauphins sont entretenus afin de fournir les delphinariums
Le film THE COVE, Oscar du meilleur documentaire 2010, montre ce phénomène épouvantable qui se répète au Japon où des pêcheurs rassemblent des dauphins au cœur d’une baie pour en extraire les plus beaux spécimens à destination des parcs aquatiques. Les autres sont massacrés sans pitié et l’océan se colore de leur sang.

Les delphinariums prétendent être pédagogiques
Les soigneurs et dresseurs avancent le prétexte selon lequel les dauphins sont naturellement enclins aux pitreries pour leur faire exécuter des tours ridicules. Ils font croire aux enfants qu’ils sont heureux de les amuser. S’il est vrai que le dauphin est proche de l’homme, il n’en demeure pas moins un animal sauvage et non un clown aquatique.

Les spectacles de cétacés ne se perpétuent que parce qu’ils sont rentables
Ici comme ailleurs, l’argent est le nerf de la guerre. Si chaque spectateur prenait conscience de l’absurdité de ces shows et du traumatisme vécu par les animaux, plus aucun d’entre nous ne paierait pour assister à ces mises en scène lamentables. Les delphinariums disparaîtraient alors faute de public.

Faire évoluer les mentalités
Où est le problème me direz-vous peut être ? Ces animaux ne sont-ils pas mieux là qu’au beau milieu de l’océan, menacés par leurs prédateurs, la pollution, les sonars qui les désorientent, la surpêche, les captures, la chasse alimentaire ou les prises « accidentelles » dans les filets dérivants ?

Pensez-vous réellement qu’ils soient mieux captifs dans des fosses en béton pleines d’eau chlorée à exécuter des numéros pour notre seul plaisir ?
Notre pseudo supériorité sur l’animal nous autorise-t-elle à bouleverser les lois de la nature par pur égoïsme narcissique ?

N’oublions pas que les grands cétacés (dauphins, orques, bélougats, cachalots,…) sont les peuples premiers des océans et que leur place n’est pas dans une baignoire artificielle mais en liberté.
Même proches de l’homme par nature (des témoignages de personnes sauvées par des dauphins en attestent), ils sont et restent des animaux sauvages supérieurement intelligents et organisés en une communauté sociale dont la complexité nous échappe tant elle est évoluée.


A l’évidence, si nos ancêtres n’avaient pas reconsidéré leurs certitudes et traditions, le cannibalisme et l’esclavage demeureraient. Alors, posons-nous un instant et remettons-nous en question. Les delphinariums sont des lieux de misère animale et une négation des lois de la nature. Un non-sens tout simplement.

Pensons-y, boycottons ces pitoyables cirques aquatiques et signons la pétition pour la disparition des delphinariums !

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