Quel cirque !

Publié le par SPA Tourcoing

Un éléphant qui fait le poirier sur un tabouret, un chimpanzé déguisé en Barbie, un caniche teint en rose bonbon…

Vous trouvez cela drôle vous ?

 

Des tigres captifs dans des camions cages, des hippopotames paradant devant un public hilare, des otaries qui applaudissent dressées sur une sellette….

Tout cela tourne-t-il vraiment bien rond ?

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Et pourtant !

Nous avons tous craqué devant un spectacle de cirque et y avons même emmené nos enfants. Sans arrière-pensée. Juste pour le plaisir.

 

Mais, avons-nous seulement envisagé l’envers du décor ? Nous sommes-nous demandés comment obtenir ces attitudes contre-nature de la part d’animaux sauvages ?

 

On nous parle d’éducation, de récompense, de patience, voire d’intimité et de complicité entre le dresseur et l’animal.

Ne soyons pas crédules car la réalité est tout autre. Les cirques avec animaux, c’est : dressage, contrainte, terreur, torture. La négation même de leur nature sauvage et l’inadéquation entre leurs besoins et les conditions de vie aberrantes qui leur sont imposées.

  

Des conditions de vie déplorables

  

 . Enfermement à vie dans des cages exiguës, parfois dans le noir ou en plein soleil.

Les animaux y naissent, y vivent et y meurent.

 

. Enchaînement d’animaux naturellement nomades tels que les éléphants qui peuvent parcourir jusqu’à 17 km par jour lorsqu’ils sont libres dans la nature.

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. Isolement d’animaux grégaires et absence de contact avec leurs congénères.

 

. Promiscuité et non-respect de l’indispensable distance de fuite (espace nécessaire pour se protéger en cas d’attaque spontanément mis en place à l’état sauvage).

 

. Manque d’infrastructures adaptées aux animaux semi aquatiques (hippopotames, otaries,…) qui n’ont pour tout point d’eau qu’une minuscule baignoire au fond du camion.

 

. Impossibilité de se soustraire aux regards pouvant amener les femelles à sacrifier leur portée car elles ne supportent pas d’être ainsi exposées.

 

. Privation d’eau et de nourriture en journée pour éviter que les animaux souillent la piste durant les représentations.

 

. Blessures physiques, fractures et douleurs occasionnées par les postures artificielles imposées pour réaliser les numéros, ainsi que par le transport en camion occasionnant des chocs et hématomes lorsque les animaux se cognent aux parois.

 

Un stress extrême

   

Les animaux sont enfermés entre 75 et 90 % de leur temps et peuvent même rester 2 à 3 mois inactifs lorsque le cirque prend ses quartiers d’hiver.

Et pourtant, même nés en captivité, ils conservent leur instinct et leurs besoins fondamentaux. On observe alors des traumatismes psychologiques avec comportements stéréotypés liés à l’ennui et au mal-être :

  Elephants-captifs.JPG

. Ils arpentent indéfiniment leur cage,

. Se balancent continuellement d’un pied sur l’autre,

. Se toilettent de manière compulsive,

. Présentent une hyper agressivité (ils peuvent attaquer leur dresseur ou le public)

. Souffrent de troubles alimentaires,

. Mordent les barreaux de leur cage,

. S’automutilent,

. Se laissent parfois mourir (notamment les éléphants).

 

Lors des représentations, ils sont exposés à la chaleur des projecteurs dans une atmosphère assourdissante qui les terrorise  (la mimique comique du chimpanzé que nous prenons pour un sourire est en fait une grimace de peur. Ne nous méprenons pas : les chimpanzés ne rient pas. Ils émettent une sorte de souffle rauque, la gueule grande ouverte, de même qu’un chien montre les dents).

 

Un statut d’outil de travail

 

Pour obtenir une pseudo coopération de la part des animaux, le personnel de cirque recourt à un dressage violent où la peur et la force dominent par le conditionnement négatif pour casser tout réflexe naturel (ne pas bouger pour ne pas risquer de prendre des coups).

  

La perspective de recevoir une petite friandise ne suffit pas à faire danser un ours sur sElephant de cirquees pattes arrière. Pour obtenir ce geste, son dresseur l’a placé sur une plaque chauffante et l’ours a appris à échapper à la douleur en soulevant les pattes l’une après l’autre.

 

De même que pour faire obéir un éléphant de 5 tonnes, il ne suffit pas de le siffler. Des crochets métalliques sont utilisés pour piquer la peau fine des oreilles, occasionnant des douleurs aiguës chez l’animal.

 

Des piques électriques aiguillonnent les tigres pour les obliger à passer au travers d’un anneau enflammé alors que ces animaux ont une crainte naturelle du feu.

 

Et les animaux domestiques ne sont pas en reste : pour dresser un chien à faire des pirouettes, un harnais de cuir accroché à sa taille le propulse violemment dans les airs. A chaque pirouette, il reçoit un coup de cravache pour le forcer à recommencer.

 

Et qu’advient-il des animaux trop vieux ou trop estropiés pour continuer à travailler ? Il est fort probable qu’ils servent de nourriture aux fauves.

 

Le cirque avec des animaux est une histoire à sens unique car aucun d’entre eux ne prend plaisir à amuser la galerie. Ainsi dressés, ils sont dénaturés, ridiculisés et souffrent physiquement et mentalement dans le but unique de nous distraire.

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Alors, réfléchissons à deux fois avant d’acheter un billet pour ce genre de spectacle !

 

Ne nous distrayons plus de la souffrance !

 

Rendons aux Arts du Cirque leurs vraies lettres de noblesse et privilégions les cirques sans animaux où évoluent de vrais artistes :

 

Cirque du Soleil, Cirque Plume, Cirque Phenix, Cirque Baroque, Déclic Circus, Les Colporteurs, Cirque Eloïze, Cirque 36 du mois, Cirque Archaos, Cirque Volte face, Circus Ronaldo

 

 

 

ET SI VOUS VOULEZ AGIR, SIGNEZ LA PETITION POUR DES CIRQUES SANS ANIMAUX DE LA FONDATION 30 MILLIONS D'AMIS

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